29 sept. 2013

Con-ti-nui-té !

On le sait désormais depuis qu'une fuite est parvenue jusqu'au Midol, le duo d'entraîneur à partir de juillet 2014 sera composé de Franck Azéma propulsé "head coach", comme on dit chez nos amis anglo-saxons, et de Jonathan "Jono" Gibbes en tant qu'entraineur des avants.

La "pépite internationale" annoncée en juin par le nouveau président Eric de Cromières est donc cet ancien All Black (8 sélections), actuel coach des avants du Leinster avec lequel il a gagné cinq titres en cinq ans. Pas mal...
 
 
Entre le nouveau président de Cromières, issu comme René Fontès, Jean-Marc Lhermet, Jacques Pineau et tant d'autres de la maison Michelin, et ce ticket inédit, on sent que l'ASM fait le choix de la continuité et presque de la famille pour ce tournant du club dans son instance dirigeante. D'une part avec la "promotion" de Franck Azéma, adoubé par Vern himself, qui n'est pas tout-à-fait nouveau (3 saisons à l'ASM en tant qu'entraîneur des arrières et 4 saisons auparavant en tant que joueur de 1996 à 2000) et d'autre part parce que si Jono Gibbes n'est pas un ancien de la maison jaune et bleue, la filiation, en quelque sorte, est facile à retrouver. Jugez plutôt :
Vern Cotter > Joe Schmidt > Leinster > Jono Gibbes.
Mais encore :
Vern Cotter > réseau néo-zèd' > Jono Gibbes.
On sait par ailleurs que Leinster et ASM ont tissé au fil du temps et de leur histoire commune en H Cup un lien particulier qui se ressent d'ailleurs aussi chez les supporters des deux camps. Neil Mc Ilroy reconnait d'ailleurs devant le journaliste de La Montagne Valery Lefort que Jono Gibbes "avait déjà posé quelques jalons" à Clermont lors des dernières rencontres entre les deux équipes... (La Montagne du 29/09/2013)
 
Et que cette continuité est bienvenue ! Car déjà que l'équipe peine à concrétiser ses très bonnes saisons depuis l'arrivée de Vern Cotter et une stabitilité ainsi retrouvée, il semblait capital que cette transition se déroule le plus tranquillement possible pour les joueurs pour ne pas perturber une saison déjà chaotique au regard des matchs. Et puis, on se rappele des années pas si lointaines où l'AS Montferrand essuyait saison après saison les plâtres d'une instabilité au niveau du staff : 2005-06 (P. Agostini), 2004-05 (O. Saïsset), 2003-04 (A. Hyardet), 2002-03 (L. Travers), 2001-02 (S. Nance), 2000-01 (T. Lane) et 1998-2000 (V. Boffelli).
 
Continuité, mais aussi avenir !
 
Et puis on voit bien qu'avec Jono Gibbes, ce sont, au-delà de ses compétences manifestement très satisfaisantes, de nouveaux horizons de recrutement qui s'offrent à l'ASM Clermont Auvergne. Car si Vern Cotter a facilité les venues, entre autres et pêle-mêle, de Sitiveni Sivivatu, Mike Delany, Benson Stanley ou Regan King, il paraît clair que le staff attend de Jono Gibbes qu'il mette son propre réseau à contribution. Car après avoir laissé passer l'occaz' Sexton, le futur coach des avants clermontois pourrait être encouragé à persuader des joueurs précieux du système Leinster tels que Jamie Heaslip, Sean O'Brien ou Rob Kearney de venir en Auvergne préparer l'après Bonnaire, Vermeulen ou Byrne, en fin prochaine de contrat et/ou de carrière. Sans parler de son propre réseau kiwi, notamment avec les Chiefs, qui succédera à celui de Cotter.
 

11 juil. 2013

Yayyy un nouveau maillot... ! #Oups

Oups, oui.
A défaut de nouveau titre, ce sera un nouveau maillot.
Alors autant le titre paraissait évident, autant le maillot ne nous paraît pas indispensable... surtout quand on voit ce qu'Under Armour et le club nous ont pondu.

Allez, on va faire en trois temps :
1. Photo (vous l'avez déjà vue de toute façon)
2. Compilation des plus belles réactions sur Twitter et Facebook
3. Analyse (la notre)

1. La photo du maillot 2013/2014


Nan nan, elle n'émane pas du site du club qui ne doit pas trop savoir comment réagir (du coup !) mais de la page Facebook de Décathlon Clermont-Ferrand. #HAHAHAHA
Que dire de plus, la situation est déjà assez cocasse comme ça.
Ah, on me dit dans l'oreillette qu'il y a encore plus drôle ? AH ? Le club aurait décidé de présenter le nouveau maillot officiellement d'ici une à deux semaines. Il faut au moins ça.

2. Compilation des plus belles réactions









3. Notre analyse
Un peu à l'image des commentaires que l'on a vu, on a du mal à comprendre. 
On sait que ne pas faire de vague est dans l'ADN de l'ASM mais de là à avoir mauvais goût, c'est une autre histoire. En tout cas, force est de constater que ce n'est pas nouveau mais disons récent puisque tout le monde s'accorde à dire (de ce que l'on entend autour de nous) que le dernier maillot digne de ce nom à l'ASM était le Canterbury de la saison 2006/2007 et on est bien d'accord. A la limite, on peut rajouter que le maillot européen des deux dernières saisons étaient vraiment une déclinaison blanche très réussie.

Quand on voit ce que d'autres clubs arrivent à faire avec leurs maillots, que ce soit en restant très tradi tout en s'adaptant à un look moderne (Aviron Bayonnais, Racing Métro, Biarritz Olympique, CA Brive, ...) ou en revisitant le tradi de manière plus créative (USAP, RCT, CO et surtout mention spéciale au Stade Toulousain ces dernières saisons !), on se dit qu'il y a vraiment de quoi faire à l'ASM avec le blason/drapeau auvergnat, les volcans, la Chaîne des Puys, etc... les idées graphiques ne manquent quand-même pas ! Et si trop de créativité fait peur au club, une petite présence de rayures en mode vintage ne fait jamais de mal sur un maillot, d'autant que l'ASM en a eu dans le passé, ou bien un élégant-petit-col-blanc-qui-passe-bien... 
Enfin, tout est dans le détail mais visiblement ce n'est pas la spécialité des mecs qui dessinent les maillots de l'ASM depuis quelques saisons, ni celle de ceux qui les valident au sein du club.
Bref, on ne comprend (toujours) pas.

Et en plus, il n'y a pas de soldes dans les boutiques ASM. 
#HAHAHAHA qu'on vous dit... :/

28 mai 2013

Castrés

Bien sûr le mot est (trop) fort. Bien sûr c'est pour le jeu de mots.

Et pourtant, l'ASM a paru bien impuissant face au CO qui ne s'est pas mis Labit de Travers cette année pour ses phases finales.

Des jeux de mots, c'est ce qu'il nous reste cette saison. Une fois de plus. Déjà l'an dernier, la pilule avait été longue et difficile à avaler. Cette année, elle ne passe toujours pas, en ce qui me concerne.

Comme tout le monde le souligne, le XV des Volcans semblait (encore) plus fort, plus irrésistible que jamais.


Meilleure attaque, meilleure défense, tout le tralala mais voilà, à la fin rien si ce n'est une magnifique saison régulière, tant française qu'européenne. "A la fin, c'est Clermont qui perd" entend-t-on encore à gauche et à droite. Et on commence à en avoir ras le pompon de cette mesquine rengaine. Elle nous fait une bien sympathique "belle jambe", notre invincibilité à domicile, au final...

Ce sentiment, je ne suis visiblement pas le seul à l'avoir puisque au moment où j'écris ce billet je vois qu'une pétition vient de sortir afin de faire réagir le club, les dirigeants et les joueurs face à cette situation. Sans juger le fond, on pourra simplement regretter que cela n'ait pas plutôt pris la forme d'une simple lettre ouverte sans prétendre retranscrire le sentiment de l'ensemble des supporters jaunes et bleus.

Je me suis vu reprocher un peu de mauvaise fois lors de mon dernier billet relatant ce qu'il convient d'appeler désormais la Désillusion de Dublin. Que l'arbitrage avait bon dos, etc... J'assume, je persiste et signe même. Avec d'autant plus de force que cette fois, pas de doute possible. On ne peut pas s'échapper, d'ailleurs le score est sans appel : 25 à 9. Le quatrième de la phase régulière a corrigé le premier, qui a laissé son fighting spirit en Irlande (ironie du sort). 

Et pour couronner le tout, notre Mestre Cotter, l'arVern, nous quitte dans un an. On ne peut ni ne doit lui en vouloir, ces 8 années auront pesé dans sa vie et sûrement aussi sur sa santé ! A titre personnel, je suis heureux de le voir partir redonner -à n'en point douter- toute sa noblesse à ce XV du Chardon si cher à mon cœur. Car l'Ecosse mérite un beau rugby. Un rugby qui nous rappelle des heures pas si lointaines (années 90) de sa bonne santé.

Pour remplacer le mage kiwi, on entend depuis plusieurs saisons que Fabien Galthié, notamment, aurait signé un pré-contrat à cet effet... D'autant qu'il sera lui aussi libre en juin 2014. Et que son épouse serait Auvergnate... Attention aux rumeurs et à l'intox. On peut également espérer que le club s'inspire peut-être du Stade Toulousain pour qui il n'est pas concevable de figurer dans le staff sans avoir porté au moins une fois le maillot rouge et noir sur le pré... 

D'ici là, on peut déjà se demander comment nos Jaunards vont pouvoir de nouveau rebondir. Certains vont partir en tournée, d'autres en vacances. Et à l'heure de la reprise, des stages commandos et des matchs amicaux de préchauffe sur ma terre d'Issoire, on aura les sempiternels discours lissés et attendus de remobilisation, de revanche, de volonté de concrétiser cette saison tous ces efforts depuis tant d'années.

Ces mots, de même que l’invincibilité à domicile, tout de miel soient-ils, ne me sont pas nécessaires. 
Ce que je veux désormais, c'est arrêter de pleurer en mai.


22 mai 2013

Too long

Way too long.
("Beaucoup trop long" pour les non-anglicistes).
On a en effet le sentiment de devoir attendre encore bien trop longtemps encore avant de pouvoir voir le trophée "aux grandes oreilles", la H Cup, présentée Place de Jaude...

Car si le panache, le jeu, l'ambition (trop ?), la justesse et même la performance étaient Auvergnats, la défaite à la fin l'était aussi. Dur.

Que doit-on, peut-on, blâmer ?
Le manque de réalisme qui imposait de tuer le match alors que Clermont menait de 9 points à 20 minutes de la fin, en jouant notamment l'occupation et la défense ? C'était quelque part demander à Clermont de faire du Toulon et de jouer à l'encontre du jeu avec lequel elle s'impose depuis quelques mois. En somme, un pêché de gourmandise.

Au-delà, on peut également se demander dans quelle mesure la fameuse "sodomie arbitrale" si chère à Mourad Boudjellal, n'a pas été (un petit peu) à l'encontre des Auvergnats cette fois-ci. On aura tous vu les multiples coups de sifflets de Monsieur Rolland (pourtant souvent irréprochable) sur des en-avants imaginaires ou des ballons gardés au sol alors même que la vidéo montre clairement l'effort du joueur pour libérer ledit ballon... 

Le plus gros restera tout de même cet "avantage" accordé à Clermont sur une faute de Toulon et qui n'aura pas le temps de lui profiter puisque Fernandez Lobbe récupèrera le ballon et le délivrera à Armitage pour un essai, de fait plus que contestable. La règle veut en effet que si un avantage ne profite pas dans les quelques secondes suivant la pénalité, on revienne à ladite pénalité...

Et puis cette outrageuse domination dans le camp du RCT pendant une majorité de la partie sans que celle-ci ne soit récompensée... La Montagne, par l'intermède du journaliste Pierre Bourduge, l'a souligné comme nous tous : "On ne manquera pas de s'interroger (...) sur le fait que l'ASM, occupant le terrain adverse pendant les trois-quarts de la partie, ne se vit accorder qu'une seule pénalité en position d'être tentée. Toulon et Wilko en eurent trois". C'est en effet une incohérence quasi-mathématique au regard des règles.

"Jubon" ne s'y est d'ailleurs pas trompé : "C'est nous qui avons été pénalisés alors qu nous dominions. Nous n'avons pas été récompensés sur nos temps forts. Dans ces situations-là, nous n'avons pas eu les moyens de l'emporter".

Toulon ne sera pas un beau champion (il suffira de se remémorer l'attitude déplorable d'Armitage lors de son essai, pas un seul Jaunard n'aurait été capable d'une telle arrogance et c'est tant mieux), mais l'Histoire retiendra simplement que Toulon aura été champion d'Europe, pour sa deuxième participation à cette compétition seulement.

On peut d'ailleurs remarquer une drôle d'habitude de l'ASM en H Cup : notez que pour leur première qualification en quart de finale, en 2011, elle chuta pour revenir l'année suivante et se qualifier en demi, où elle chuta, pour se qualifier l'année d'après en finale... où elle vient de chuter. Gageons donc que 2014 verra donc le sacre de l'ASM Clermont Auvergne sur l'Europe du rugby. Il n'y a rien qu'elle ne mérite plus.

Dans cette attente et dans de telles conditions, il serait cruel, injuste et -oserais-je presque- anormal que le Bouclier de Brennus ne redevienne pas le Bouclier Arverne le 1er juin prochain...

15 oct. 2012

Le Pacte sacré des Aheseym

Il y a bien longtemps, quand de grandes dynasties pouvaient rester près d'un siècle sans trône, sur le continent Heynekhen la Maison Leynster règne sur le Royaume des 20 couronnes depuis qu'elle a mené à la victoire la rébellion contre le roi fou Tolosa.

Seigneurs des Hautes Terres d'Arvernya, les Aheseym préparent leur conquête du Trône Ovale du Nord depuis leur citadelle imprenable de Clayremont. Vénérant les anciens dieux des Volcans endormis, tous les membres de la Maison Jaune et Bleue avaient prêté serment autour du Pacte sacré : faire tomber les Leysnter après avoir conquis le Trône de Brennus, ancien roi mythique de la contrée Taupcat Horze, trois ans plus tôt.


Le Pacte sacré reposait sur une fine stratégie, où la force du temps allait peser de tout son poids. Il allait falloir gagner sur tous les champs de bataille, d'abord contre les Maisons Llanelli, Exeter et Leynster, la plus puissante de toutes. Vern, Roi d'Arvernya et Rhor Ô, seigneur de Clayremont et fils de Jak, dit le Cube, avaient compris que confondre vitesse et précipitation ne serviraient pas leurs intérêts sur le long terme. L'an passé, bien qu'ils aient enchaîné les victoires en Taupcat Horze, ils avaient finalement butté devant la Maison Erceitey alors que leur conquête du Trône de Brennus deux ans auparavant s'était construite sur une guerre longue d'un an, sans toujours gagner de batailles flamboyantes au début de leur campagne.

A présent, ils savaient. 
Ils savaient que la quête du Trône de Brennus devait servir celle du Trône Ovale du Nord. Et réciproquement.
Ils savaient que les batailles gagnées étaient autant de points contre leurs adversaires dans ce... jeu de trônes.
Ils savaient qu'on n'hérite pas du pouvoir par la gloire, mais bien par la guerre.

Et cette guerre, ils étaient prêts à la mener.
La première bataille, aux portes de la citadelle de Clayremont, contre la Maison écarlate de Llanelli, devrait marquer les esprits des Maisons concurrentes. 

Mais le plus dur était à venir...

21 sept. 2012

D'un petit gland sourd naît un grand chêne

Navré de vous décevoir, chers lecteurs fidèles, mais malgré ce titre ambivalent, ce blog ne tombe pas dans la pornographie que vous espériez tous pas plus que ce billet ne vise à traiter les petits problèmes naturel que chacun peut rencontrer de temps à autre au moment fatidique. 

Ce titre n'est en réalité qu'un proverbe, bien français, dont les plus cultivés d'entre vous auront tout-de-suite décelé la nature traditionaliste. Il signifie qu'il faut savoir pa-tien-ter.

Faites comme Brock : patientez... (Crédit Photo : Charlotte Minier*)
Loin de moi l'idée de vouloir comparer l'ASM à un "petit gland sourd" même si ce serait malicieux. Non, j'ai simplement trouvé le dicton plus fleuri et original que "Il faut donner du temps au temps" ou "Chi va piano va sano, e chi va sano va lontano" pour vous demander d'être patients avec les hussards de notre rugby Auvergnat.

J'entends et je lis en effet trop souvent depuis le début de saison (en fait depuis le premier match de préparation à Besse, en août !) ici qu'ils sont loin d'être à plein régime et là que leur début de saison est décevant au regard de l'effectif (et des ambitions). Mais n'oublions pas que c'est, précisément, un début de saison et que nos gaillards sont, qu'on le veuille ou non, en phase de rodage. Au moins jusqu'au prochain match, contre Grenoble, au Michelin.

Alors bien sûr ce championnat est de plus en plus resséré, bien sûr on a de moins en moins le loisir de se la jouer Diesel (le moteur, pas les jeans), et bien sûr on est impatient de voir du jeu, voire même du beau jeu si possible, mais calmons-nous deux secondes. D'accord, les prestations contre Perpignan et à André Boniface ont de quoi décevoir, pour des raisons différentes, mais il s'agit de savoir raison garder... et patience avoir ! Et puis n'oublions pas que nos Jaunes & Bleus préservent l'essentiel : ils savent prendre les points et rester invincibles à la maison, ce qui les place, après 5 journées, déjà dans le haut du tableau en deuxième position derrière Toulon.

Ce qui compte, c'est que les petits soient prêts pour le début de la H Cup avec la réception des Scarlets le 13 octobre. 

J'ai personnellement tout-à-fait confiance dans les possibilités (évidemment !) et l'envie de nos fantastiques gladiateurs de ramener de nouveau au moins un trophée sur la Place de Jaude cette saison, alors faites comme moi, gardez-vous d'être trop impatients et impétueux et en attendant, profitez de cette agréable fin d'été et début d'automne : mangez des pommes, comme dirait l'autre ! ;)

* Un conseil : allez voir les très jolies photos de Charlotte Minier ! ;)

15 juin 2012

The End

Il me fallait bien tout ce temps pour digérer et pouvoir m'exprimer. 
Moi qui osait, comme d'aucun, parler de doublé voici encore deux mois. A défaut, je ne doutais pas que 2012 rimerait avec deuxième Brennus de l'histoire de l'ASM.

Voir une saison comme celle-ci se terminer finalement en saison blanche, comme le dit si bien Cap'tain Courage, c'est dur. 


Peut-être leur plus mauvais match de la saison, comme Roro l'a déclaré... Surtout quand on sait que Clermont, critiqué en 2010/2011 pour son manque d'efficacité à l'extérieur, est aller infliger un 17 à 0 à son bourreau de demi-finale, chez lui, à l'automne.... 
L'ironie du sport.

Je pense à tous ces gens, plus ou moins proches, qui, lors des défaites du XV aux Volcans lors des phases finales, me voient m'enfermer la tête entre les mains puis fermer le visage et rentrer dans un mutisme raisonné qui ne dure guère que quelques minutes, me dire très rapidement (quel manque de psychologie !) cette phrase magique que l'on a tous entendu :

"Remets-toi, ce n'est que du sport". 

Et comme je suis d'accord avec eux ! Mais il y a une chose que ces gens ne comprennent pas : c'est que je ne suis pas triste pour moi. Si, bien sûr, un peu, l'espace de quelques secondes. Mais quasi-instantanément, à chaque fois, la déception du supporter fait place à l'immense tristesse que j'éprouve pour les joueurs.

Bien sûr ! Je pense à tous ces efforts fournis, à tous ces sacrifices consentis, à toutes ces forces mises dans la bataille qui n'est pas une bataille de 80 minutes mais bel-et-bien de 11 mois. Il faut réaliser ce que c'est que d'être, au quotidien, rugbyman professionnel dans le Top14. Je passe les détails mais réfléchissez deux secondes à l'équilibre entre vie privée et vie pro, à la vie des corps qui subissent chaque weekend des chocs d'une violence inouïe, au régime strict qu'il s'agit de suivre jour après jour (merci d'ailleurs à quelques joueurs de nous en faire part en photo de temps à autres sur Twitter ou Facebook !). 

Alors oui, la déception du supporter est grande, mais enfin, ce n'est effectivement que du sport (mais quel sport !) et l'espoir et l'enthousiasme renaissent vite à l'évocation de la prochaine saison. Mais la tristesse pour les joueurs est immense même si j'espère qu'eux aussi, retrouveront enthousiasme, espoir et envie de vaincre dès le 9 juillet !

En attendant, bonnes vacances à eux et à vous si vous en avez/prenez !

PS: petite info sur l'auteur : je rentre début juillet de Toronto, au Canada, après y avoir passé un an, avec la ferme intention de m'installer dans mon Auvergne natale. Peut-être aura-t-on ainsi l'occasion de se rencontrer autour d'un apéro jaune et bleu ! N'hésitez pas à me contacter... ;) 


25 mai 2012

Misez tout sur le Jaune !


Ça y est, nous y sommes. Nous sommes à la veille de ces tant désirées, tant attendues phases finales de notre beau et envié Championnat de France de Rugby !

Et, comme il y a deux ans, où je m'étais amusé à de petits pronostics (où j'avais eu un sacré pif !), je me risque cette année encore à la chose. Ça m'amuse, que voulez-vous...

Allez, c'est parti, faites vos jeux, rien ne va plus !

CO - Montpellier


Je vois Montpellier. 
Oui c'est la revanche de l'an dernier, oui Castres reçoit (mais à Toulouse, ça annule, non ?), oui les deux numéros 9 héraultais (Tomas et Paillaugue) sont blessés, mais je vois les hommes du duo Galthié-Béchu aller chercher cette demi en terre neutre, à Ernest Wallon. Je les vois plus motivés, plus explosifs, plus inventifs et plus mobiles que les Castrais. Et je crois qu'ils ont à cœur de prouver que leur place en finale l'an dernier n'était pas due au hasard (même si nous on sait qu’elle était due au hasard). Vous me direz que les hommes de Labit et/de Travers ont, eux aussi, à cœur, de montrer que ce n'est pas par hasard s'ils sont dans le dernier carré depuis quelques années. Oui, mais non. Et pour une simple raison : ils savent pertinemment que c'est uniquement grâce à Tekori et Masoe. Et, un peu aussi, grâce à Ro(bocop)main Teulet et Marc Andreu. Et surtout Revol.
In fine, on sait que ni l'un ni l'autre ne peut (vraiment) rivaliser contre les hommes à Novès qui vont vouloir montrer qui c'est Raoul, aux quat' coins d'Toulouse qu'on va les retrouver éparpillés par petits bouts façon puzzle, alors à quoi bon en discuter pendant 10 ans ?

RCT - Racing


Je vois le Rouge et le Noir. 
Dans le roman de Stendhal, les deux couleurs symbolisent l’Armée et l’Église, les deux carrières par lesquelles le jeune héros croit pouvoir conquérir le monde, en uniforme rouge, ou en soutane noire. Les hommes de la Rade sont, je le crois, supérieurs à ceux du 9-2, mais pour gagner il leur faudra du rouge, indéniablement (le combat, le sang, les larmes, la guerre) mais aussi du noir (un retour aux valeurs de notre sport et aux bases du jeu, une saine austérité, une orthodoxie raisonnée). Chez Stendhal, ces couleurs renvoient aussi au symbolisme universel, rouge pour la passion, noir pour la mort. Pareil pour le Ercété : il faudra mettre de la passion, celle oubliée en finale de Challenge Européen contre Biarritz, sinon ce sera… la mort. 
Enfin, ils reçoivent et cette saison seule une équipe s'est imposée à Mayol. Tiens, quelle transition : il s'agit du XV des Volcans !


1ere demi-finale, donc : ASM - RCT


Clermont.
Parce qu'ils sont plus forts.
Parce que je suis supporter et totalement subjectif.
Parce qu'on a Dieu (Brock James), Chuck Norris en beaucoup plus fort (Gerhard Vosloo, officiellement "blessé", en fait c’est juste un seigneur et il laisse d'autres profiter des phases finales), Jésus blond (Aurelien Rougerie) et le Messie (oui car dans notre religion, le Messie n'est pas Jésus mais il est quand-même arrivé, c’était en 2009) : Morgan Parra.
Parce que Clermont (contre Toulon, c'était la moindre des choses).


2eme demi-finale : Major de promo vs Amuseur public


Si on y regarde de plus près, cette rencontre sera l'occasion de voir s'affronter le premier de la classe (littéralement), cet être binoclar et boutonneux qui lève toujours la main en premier pour répondre ("Moi, m'dame, moi m'dame !") et qui chiale quand il n'a que 19/20 contre celui qui, créatif, amuse toujours la galerie et arrive à être dans les 4 ou 5 meilleurs sans trop se fouler, avec toujours un "peu mieux faire" sur le bulletin de note à faire signer à Papa Béchu et Maman Galthié. 
A domicile (pour une demi-finale, rien de plus normal...), Agnan va maraver sa gueule à Rufus à la récré.

Finale : Les frères ennemis


C'est LE classico depuis 2007. 
Oubliez le choc des Stades (Toulousain vs Français) où tout ce qui reste de choquant est le maillot des Parisiens. Oubliez aussi l'autre grand classico du début des années 2000 Bého - Stade Français qui se résume depuis 2008 à : #lol.
Faire un prono ici est délicat (ceux qui ont lu "porno" ont toute mon estime). Du coup, comme c'est la fin de l'article, que seul 2 d'entre vous sont encore en train de lire et que mon verre de rosé bien frais est maintenant tiède, je vais laisser la passion parler puisque de toute manière celle-ci annihile toute autre forme de pensée raisonnable et raisonnée chez moi :

Clermont Champion.
En plus, ça rime.

Il faut bien ça pour laver l'affront de la H Cup et ainsi montrer qui c'est (vraiment) Raoul et dire à Mister Barnes qu'il peut se la mettre ou on pense.



14 mai 2012

De Grands Messieurs

Ce samedi, le fabuleux Parc des Sports Marcel Michelin a accordé un vibrant hommage à de grands bonhommes. A l'exception de Gonzalo Canale qui file pour de nouvelles aventures (Aironi, Stade Français, LOU ?) et peut-être de Brent Russel (LOU ?), ils ont tous choisi de finir à l'ASM. Alors on a juste envie de leur dire un très grand et très fort MERCI : 

Crédit photo : ASM Clermont Auvergne

Alexandre Audebert : 13 saisons passées à Montferrand ! Les "Bougnats" sont, historiquement, les Auvergnats partis vivre à Paname. Mais comment appelle-t-on les Parisiens venus vivre en Auvergne ? Monsieur Audebert, dans votre cas, je crois qu'on appelle ça un Auvergnat. Merci Monsieur. 


Lionel Faure : passe par la formation montferrandaise, ce natif de Montauban a pris une belle dimension à Sale avant de revenir dans son club pour 3 saisons : "Je ne me voyais pas finir ailleurs qu'à Clermont". Merci Monsieur. 

(Désolé, pas de vidéo trouvée pour Lionel...)

Gonzalo Canale : Tout le monde s'accorde à dire, je crois, qu'il est notre Ritale préféré. Mais peu de gens savent qu'il est en fait né... Argentin. Bref, ses percées dans les défenses adverses (aussi efficaces sur Rugby Challenge sur Xbox 360 que sur le pré, soit dit en passant) nous manqueront. Après 7 saisons à Clermont, Grazie Signore. 


Brent Russell : On a peu vu Pocket Rocket cette saison avec l'équipe une, mais tout le monde se souviendra longtemps des accélérations venues de nulle part de ce polyvalent (capable de jouer à l'arrière comme aux ailes mais aussi demi d'ouverture... occasionnellement), ses prises de périph' autour de défenses adverses désorganisées dans nos 22 resterons dans nos annales. Bref, des prises d'initiatives d'un autre monde. Un monde qu'on aime bien à Clermont. 4 saisons au sein du XV des Volcans. Thank you Sir. 


Jason White : On connaissait la polyvalence (capable de jouer tous les postes de 2ème et 3ème ligne !) et la rugosité de ce chardon ardent (non, pas de coquille dans le texte, juste une référence aux origines Ecossaises du bonhomme) mais elle a un peu tardé à venir au sein du XV Jaune & Bleu. Mais après 2 saison, voyez la qualité de sa dernière année ! On est fier qu'un grand Monsieur du rugby écossais (quel belle contrée !) choisisse notre pelouse pour finir sa carrière. Tapadh leat Maighstir.


Messieurs, il vous reste une très belle ligne à écrire avant de tourner cette jolie page du grand livre de l'"AS Monferrand Clermont Auvergne"…


26 avr. 2012

Ce billet n'a pas besoin de titre. Voilà.

Là, vous allez VRAIMENT dire que je radote et que j'ai un VRAI problème avec tout ce qui est chiffons. Et je ne vous en blâme pas. Je reconnais que je fais un peu une fixette...! 

Vous connaissez désormais mon opinion sur la gestion du centenaire de l'ASM, en ce qui concerne le maillot. Si vous n'en savez rien, voici quelques liens pour vous aider:


Donc, je fais bien une fixette.

Excusez-moi, mais voici qu'aujourd'hui le Racing annonce qu'il sortira, en collaboration avec son équipementier ritale Kappa, un maillot spécial 130 ANS. Bah oui, comme le Stade Toulousain pour leur Centenaire par exemple... Relisez mes articles, vous verrez que ce que sort le Racing Metro 92 est en tout point concordant avec ce que je recommandais pour l'ASM. Le plus drôle c'est qu'ils osent quand-même le sortir à 130 euros (bah oui, à cause des 130 ans). Je vous raconte pas le prix du maillot pour leur 480 ans...

(Photo Racing Metro 92)
Classe, hein ?

Et imaginez que ceci n'est "que" pour leur 130 ans, c'est bien mais tout de même moins symbolique qu'un Centenaire. Enfin, moi je dis ça... 

Je répète juste que je ne comprends pas pourquoi l'ASM n'a pas fait de même. Pourtant, coté chiffons, depuis 2 ou 3 ans, ils en sortent des tenues de supporter, et c'est très bien, on adore ça. Mais peut-être qu'un VRAI maillot du Centenaire. Alors il y a bien eu un calendrier pour se "consoler" (un peu) et l'Interclubs a bien créé un maillot commémoratif... mais que pour les anciens. Pas pour jouer, ah bah non quand même.

(Image Cybervulcans)

Alors est-ce Under Armour qui n'a pas voulu ou les instances dirigeantes du 35 Rue du Clos du Four ? Toujours est-il que c'est a rebours de toutes les regles de marketing, merchandising et de fidelisation des supporters/clients.

Les esprits chagrins diront qu'avec tout ça, je ne me préoccupe pas de l'essence intrinsèque de notre club, de notre passion : le sportif. Et je scande, à la manière d'un Norman : FAUX. (Exemple pour prouver ma bonne foi)

L'occasion de vous faire découvrir (si ce n'est pas encore fait) ce petit gars qui commence sérieusement à percer, et on comprend pourquoi. Et de finir ce billet sur une note sympa.
(car je peux être sympa, aussi. Des fois.)




13 avr. 2012

Harder, Better, Faster, Stronger (ASM Cover)


Plus fort qu'en 2010, le XV des Volcans ? C'est la question à laquelle je souhaite répondre par l'affirmative et montrer (un peu) pourquoi.


Nos Jaunards sont au jour d'aujourd'hui la seule équipe à pouvoir réaliser le sacro-saint doublé cher à une certaine pleureuse officiant sur la Garonne. Et de fait : il s'agit désormais de la seule équipe française jouant encore sur les deux tableaux, européen et national. Mieux, elle est respectivement officiellement et officieusement en demi-finale du premier et du deuxième. 

Mais au-delà, la Bande à Cotter me parait intrinsèquement plus forte qu'en 2010, année du premier Brennus, mais aussi qu'en 2007/2008, saison de tous les records : souvenez-vous, premier de la phase régulière, meilleure attaque, meilleure défense, meilleur réalisateur (Brock James), meilleur marqueur (Napolioni Nalaga). 

Mentalement, et ce déjà depuis 2009, elle est bien plus forte. Fini, le coup de barre psychologique à la 60 ou 70eme minute. Une culture de la gagne que Maitre Vern a voulu avec rage depuis qu'il est aux commandes. Finie aussi la digestion difficile suite à la bringue du 29 mai 2010 ayant donné lieu à une tourista d'un an. Physiquement également, grâce à un recrutement judicieux mais pas outrancier, et un remplacement juste des départs qui auraient pu faire très mal (Privat, Ledesma, Scelzo, Nalaga notamment. Baby aussi. Non, je déconne.). Une belle vista de la part des boss Lhermet, Pineau, Cotter et du Capo di tutti capi Fontès. Entre ce recrutement malin (Vosloo, Hines, Kayser, Skrela, Byrne, Kotze entre autres) et la désormais traditionnelle mise dans le grand bain des Affranchis de notre excellent centre de formation (Fofana, Buttin, Ric, Chaume, Murimurivalu, Nakaitaci, ...), le tout chapeauté par des Caporegime fidèles alla Famiglia (tels Don Rougerie, Momo "Piccolo Capo" Parra, Jamie "Lumberjack Butcher" Cudmore, ou encore Elvis "the King" Vermeulen), le Gang du Michelin a fière allure, il est craint et respecté de tous. 


Alors, forcément, arrive la question que tout le monde a sur les bout des lèvres mais n'ose poser sous peine de porter malheur. A peine se hasarde-t-on prononcer des mots digne du Valhalla, tels que "Brennus", "Europe", ou même, même... "doublé". Chut. Les Graals existent. Et ils sont fait pour être conquis ou, tout du moins, alimenter le rêve de leur conquête.

Objectivement (si si, supporter Jaune & Bleu, moi ? Voyons...), le XV Auvergnat millésime 2011/2012 présente de sérieux atouts (remarquez que je n'utilise pas cet abus de langage dont raffolent les journalistes : "sérieuses garanties") pour écrire une, voire plusieurs nouvelles pages des Aventures de l'ASM.

Mais pas de pression, Messieurs les guerriers fantastiques, formidables gladiateurs des arènes vertes, magnifiques centaures de la mythologie arverne, pas de pression : pas d'attente particulière de la part de ce peuple qui vous vénère, prie pour vous et vous idolâtre, pas d’attente si ce n'est celle du plaisir absolu que vous nous procurez quand vous gagnez (même un duel), la délectation de vous voir combattre pour garder nos terres inviolées depuis un bon moment, les quasi-syncopes lors des interminables minutes des matchs de phases finales. 

Sachez juste qu'on croit en vous, terriblement.


29 janv. 2012

Garden, Sweet Garden

On n'est pas encore en demi-finale de HCup (mais je ne doute pas de notre qualification) que déjà nous savons que ce match ne se déroulera pas à Clermont-Ferrand alors que nous serions censé le jouer "à domicile". Pourquoi ? Parce que figurez-vous que l'ERC souhaite un stade d'au moins 20 000 places, ce qui paraît normal à ce stade (vous pensez qu'il y a un jeu de mots, il n'y en a pas) d'une compétition aussi (et de plus en plus) importante.

Et oui, la question d'un grand stade à Clermont existe. Vous le savez sûrement, un projet était sur les rails en 2002, force est de constater qu'il est depuis la fin des années 2000 au point mort. Dans un excellent papier sur le tout aussi excellent Cyberbougnat, Bertrand Soulier expliquait très bien les raisons de cet abandon tout en le déplorant.

La ville de Clermont n'a pas assez d'argent pour faire un stade de 40 000 places, mais pourrait, aux dernières nouvelles, en faire un de 30 000. Il y a plusieurs moyens de trouver l'argent. La solution "politique" serait de lancer une sorte de grand emprunt régional pour faire un stade digne des ambitions de notre métropole régionale. Bien sûr, il paraîtrait logique que la Région et le Conseil Général mettent également la main à la patte. L'autre solution, moins couteuse pour les finances publiques, est certainement un stade financé par des partenaires privés, quitte à leur laisser donner leur nom au stade, maintenant que le système du naming existe. Bon après, perso je trouve que "Matmut Stadium" c'est vraiment ridicule alors si on pouvait éviter d'avoir une "Bordeau Chesnel Arena" ou un "Durex Stadium", j'aimerai autant. A la limite, une "Ricard Arena"... !

Plus sérieusement, il devient de plus en plus ridicule qu'une métropole de presque 500 000 habitants, qui a de l'ambition, un avenir, un public et des équipes, ne possède pas son stade de 30 000 places au moins. Moi aussi, j'ai envie que l'ASM joue une demi-finale de Championnat à domicile comme le Stade Toulousain en main prochain (scandale, au passage, ou bien... ?) ! Moi aussi, j'ai envie que des matchs d'une future Coupe du Monde en France se disputent en Auvergne, qui est quand-même, excusez-moi, une autre terre de Rugby que Nantes ou Marseille !

Mais pour tout vous dire [attention, âme sensibles s'abstenir, idée aussi folle que saugrenue à venir], cette question d'une grande arène auvergnate m'est revenue en pleine figure il y a quelques mois, en réalité. Lors du lancement de l'appel à candidature pour ériger le grand stade de la FFR. Très bonne idée s'il en est, moins bonne idée en revanche est de choisir de nouveau, encore et toujours, un site parisien. Car pour ceux qui ne suivent pas le sujet, deux sites sont en ce moment en short list : Thiais Orly et  Evry. Ça fait rêver...
Alors bien sûr, c'est Paris, la capitale, proche de Marcoussis et tout et tout. Mais pourquoi ne pas avoir choisi un site central en France, dans une terre emblématique du rugby français et dans une région (au sens large, le Massif Central) qui a besoin d'être (davantage) désenclavée ? La FFR n'en a pas eu la chance (mais l'aurait-elle saisie ?) puisqu'il n'y a pas eu de candidature.
Et je pose une question, très osée j'en conviens : est-ce que ça n'aurait pas pu être ça, le grand stade de Clermont-Ferrand de demain ? Je sais qu'il y a bien d'autres enjeux en jeu (là encore, vous avez cru mais pas de jeu de mots) et bien d'autres questions à prendre en compte mais qu'on ne me la fasse pas : si le Stade Français et le Racing peuvent remplir le Stade de France, l'ASM peut le faire aussi ! Pour ce qui est du Clermont Foot, je n'en sais rien et je m'en fous. J'aime pas le foot, là.

Bref, toujours est-il qu'il me paraît urgent que ce projet de grand stade à Clermont soit remis sur la table des discussions car il me parait tout aussi scandaleux que l'ASM doivent jouer une demi-finale (encore une fois, s'ils y parviennent) de Coupe d'Europe "à domicile" à... Bordeaux !

Rugbystiquement,

7 janv. 2012

Elle est à toi, cette chanson...

Je le savais. Je le sentais. Pour être honnête, je pensais que ça allait venir du club. Au lieu de ça, c'est pire et ça vient de l'Interclubs.

Rappelez-vous : pour la célébration du Centenaire, tout le monde a entonné au Michelin "Emmenez-moi" du grand Charles Aznavour. Deux semaines plus tard, l'hebdo du club nous annonce vouloir réitérer l'opération lors de la réception de Castres, si je me souviens bien. Et là, je me suis dit : ça y est, ils vont nous mettre cette fabuleuse chanson comme hymne du club.
Fabuleuse, oui, mais quel rapport avec l'ASM si ce n'est l'envie de rêve, l'espoir de victoires, soit en réalité le souhait de tout supporter, qu'il soit de rugby en Auvergne, de hockey au Canada ou de foot à Milan !
A ce compte-là, "On ira tous au paradis" de Polnareff, "I gotta feeling" de David Guetta ou la "Danse des Canards" d'on-ne-sait-plus-qui pouvaient tout autant faire l'affaire.

Là, je crois que c'est encore pire, et Monsieur Aznavour doit pleurer dans son canapé. Jugez plutôt :

Au Michelin, à la tombée du jour
Drapeaux à la main
Emportés par le cri des tambours
Nous irons plus loin

Emmenez-nous au bout de nos rêves
Emmenez-nous au pays des merveilles
Et si les supporters se lèvent
La victoire éclatera au soleil

Moi qui n’ai jamais perdu l’envie
De chanter pour eux
Je voudrais colorer mon pays
Tout en jaune et bleu

Emmenez-nous au bout de nos rêves
Emmenez-nous au pays des merveilles
Et si les supporters se lèvent
La victoire éclatera au soleil.

Et oui, désolé, mais n'est pas Aznavour, Brassens ou McCartney qui veut. Alors certes, on est loin des horreurs entendues telles que "Fouchtri Fouchtra" ou "Allez les Jaune & Bleu" de Wazoo. Car non, M'sieur Dames, un hymne ce n'est pas ça. Ce n'est pas n'importe quelle chanson bien connue, bien écrite et bien jolie, que l'on réécrit/saccage pour la rendre/croire appropriée.

Un hymne, cela fait trembler celui ou celle qui le chante ou qui l'écoute. 
Un hymne, ça signifie quelque chose et c'est approprié à ce qu'il doit représenter.
Et surtout, un hymne, c'est saisissant de beauté et de solennité.

Maintenant, demandez-vous une seconde pourquoi les supporters du RC Lens chantent "Les Corons" et pourquoi cela est si boulversant :


Pourquoi chante-t-on aussi parfois "Hegoak" à Jean Dauger et Aguilera ?
Parce que dans les deux cas, c'est un hommage aux gens d'ici, au peuple avant de dire simplement aux joueurs "Gagnez, Messieurs, on aime ça".

Ainsi, depuis très longtemps, ma conviction est que la "Chanson pour l'Auvergnat" de Monsieur Georges Brassens, certes entonnée un poil plus rapidement, est le seul hymne pertinent que je vois pour l'ASM. Parce que c'est une chanson, déjà magnifique et de grande qualité, qui nous touche pour une raison évidente, et qui délivre en même temps qu'un hommage à notre terre et notre peuple, un message aux joueurs eux-mêmes, ces gladiateurs des temps modernes que tous assimilent comme Auvergnats dès lors qu'il portent la tunique jaune & bleue.

Car oui, eux aussi nous réchauffent quand on a froid, eux aussi créent en nous un feu de joie qui brule dans notre âme, et, d'une certaine manière, ne nous les bénissons pas un peu pour tout ce qu’ils nous apportent ?

Vous la connaissez par coeur, mais rechantez-là dans votre tête en pensant à tout cela :

Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
(...)
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel.

Je vous garantie des larmes d'émotion dans les tribunes du Michelin.